Affiches vintage des troupes coloniales

Un parachutiste sous voile, un dromadaire et un drapeau, une question lancée au passant : « Veux-tu voyager ? ». Ces affiches des troupes coloniales ont servi à recruter des générations de jeunes Français pour l'outre-mer. Chaque visuel est reproduit avec soin sur un papier épais, pour les familles d'anciens et les passionnés d'histoire.

Ce que regroupe la collection

Vingt-six affiches, presque toutes des affiches de recrutement. On y trouve les parachutistes coloniaux et leurs commandos, les appels à s'engager outre-mer, les campagnes de l'Union française, le service social de l'armée, et quelques documents d'événements comme les Journées coloniales de 1926.

Ce sont des reproductions contemporaines d'affiches anciennes, imprimées sur papier premium 250 grammes.

Ce qu'étaient les troupes coloniales

Le nom change plusieurs fois, ce qui explique les confusions.

Jusqu'en 1900, ces unités relèvent du ministère de la Marine et portent le nom de troupes de marine. En 1900, elles passent sous l'autorité du ministère de la Guerre et deviennent les troupes coloniales. Elles prennent le nom de troupes d'outre-mer en 1958, puis retrouvent en 1961 leur appellation d'origine, troupes de marine, qu'elles portent encore.

L'ancre de marine, restée leur insigne à travers tous ces changements, rappelle cette origine. On la retrouve sur plusieurs affiches de la collection.

Ces troupes comprenaient à la fois des régiments d'infanterie et d'artillerie coloniales, composés de Français, et des régiments de tirailleurs recrutés dans les territoires : tirailleurs sénégalais, malgaches, indochinois, encadrés par des officiers français. À la veille de la Première Guerre mondiale, l'ensemble comptait environ 42 000 réguliers français et 50 000 soldats africains et indochinois.

Ce que ces affiches cherchaient à vendre

Le discours est remarquablement constant, et il tient en trois promesses.

Le voyage. « Veux-tu voyager ? », demande une affiche. Pour un jeune homme de province, l'engagement outre-mer ouvrait un monde inaccessible autrement.

La carrière. Plusieurs visuels mettent en avant la progression, les spécialités et même le service social de l'armée. L'argument n'est pas l'aventure mais la sécurité d'un métier.

L'aventure et le prestige. Les affiches de parachutistes coloniaux, d'après-guerre, jouent sur le béret, le saut et la camaraderie, avec des slogans directs du genre « la gloire, la bagarre ».

Le décor, lui, répète les mêmes signes : dromadaires, palmiers, silhouettes stylisées, cartes de l'Empire.

Des documents, pas des souvenirs

Ces affiches sont des outils de propagande coloniale. Elles mettent en scène un empire ordonné et accueillant, et elles emploient les représentations de leur époque, souvent stéréotypées.

Elles n'en sont pas moins précieuses. Elles permettent de comprendre comment la France se racontait son outre-mer, comment elle recrutait, et avec quels arguments. C'est à ce titre qu'elles sont étudiées, conservées et collectionnées, et c'est dans cet esprit qu'elles sont présentées ici.

Pour approfondir, les affiches de l'Armée de terre rassemblent le reste du recrutement militaire, les affiches d'Indochine un théâtre d'opérations majeur, et les affiches de la Légion étrangère un corps au parcours parallèle.

Formats, papier et accrochage

Douze formats sont proposés, du petit A5 au 110 x 150 cm, sur papier premium 250 grammes. Les tirages voyagent roulés dans un tube renforcé, sans cadre, et les formats A5 à A2, le 30 x 40, le 50 x 70 et le 60 x 90 correspondent aux cadres du commerce.

Bureau, bibliothèque, salle d'amicale ou salle de classe : ces affiches trouvent leur place là où l'on transmet et où l'on explique. Pour d'autres idées, le guide de la déco en affiche vintage regorge d'inspirations.

Questions fréquentes

Quelle différence entre troupes coloniales et troupes de marine ?

C'est le même corps, à des époques différentes. Troupes de marine jusqu'en 1900, troupes coloniales ensuite, troupes d'outre-mer en 1958, puis de nouveau troupes de marine à partir de 1961.

Qui étaient les tirailleurs ?

Des soldats recrutés dans les territoires sous domination française, encadrés par des officiers français : tirailleurs sénégalais, malgaches ou indochinois, selon leur origine.

Pourquoi une ancre sur des affiches de l'armée de terre ?

Parce que ces unités dépendaient du ministère de la Marine jusqu'en 1900. L'ancre leur est restée comme insigne.

Les affiches sont-elles des originaux ou des reproductions ?

Ce sont des reproductions contemporaines sur papier premium 250 grammes, livrées roulées dans un tube renforcé et sans cadre.